BLOHG n°26 6 février 2008
BRICOLEURS : la suite…
Après notre dernier article, de nombreux lecteurs ont voulu en savoir plus sur la façon dont les
travaux étaient gérés à Hettange. Ils ont bien raison de s’inquiéter, car la situation est encore plus comique (ou grave ?) qu’ils ne l’imaginent. Pour une raison très simple. Certains
adjoints, trop pris par leurs activités professionnelles, sont incapables de contrôler les architectes et autres maîtres de l’art intervenant sur les chantiers. Résultat, des cafouillages en
série, dont voici quelques exemples.
A la Cité de Soetrich, une entreprise qui pose les avaloirs destinés à l’écoulement des eaux de pluie
s’aperçoit qu’elle arrive sur les coffrets du réseau électrique. Depuis des semaines, malgré ses demandes répétées, elle n’a pas reçu le plan des travaux. Peut-être que si le responsable du
chantier avait passé moins de temps au resto et plus sur place, cela ne se serait pas produit…
Rue du Moulin, des ouvriers se préparent à réaliser un réseau souterrain quand un voisin leur
explique qu’il existe déjà et leur montre les boîtiers installés depuis plusieurs semaines. Il ne faut donc pas s’étonner si un chantier est réouvert 3, 4 ou 5 fois de suite ! On en sait
quelque chose, rue de la Mine, rue du 12 septembre et rue du Moulin, pour ne citer que des cas récents ! Conséquence logique : des travaux interminables et des surcoûts
répétés.
Dans les bâtiments, ce n’est pas mieux. On a ainsi entendu le Maire et son adjoint aux travaux
expliquer qu’à la maternelle Pasteur, on avait confondu une cloison en placo-plâtre avec un mur porteur, parce qu’on n’avait pas retrouvé les plans d’origine, et que cela allait coûter un petit
supplément de quelques milliers d’Euros, mais qu’il ne fallait pas s’inquiéter… ! Ce n’est pas tout. Quelques jours plus tard, des ouvriers débarquent à Pasteur pour installer le
revêtement de sol. Ils ne trouvent aucun adjoint pour les renseigner et font pour le mieux. Du moins le pensent-ils, car ils se sont trompés d’adresse et posent leur linoleum au mauvais
endroit ! On arrache et on recommence ! Toujours à Pasteur, faute de suivi correct, les retards s’accumulent et les travaux se poursuivent durant le temps scolaire. Les parents se
plaignent de la poussière incommodant les enfants, mais le Maire n’a rien à redire. Il faut bien terminer ce chantier … Une fois terminé, il y a eu d’autres surprises. Par exemple, il était
très difficile de laver les sols à cause du carrelage anti-dérapant. On y allait à grands seaux mais ça ne s’évacuait pas et pour cause, il n’y avait aucun syphon dans le sol ! Le travail
tournait au cauchemard pour les femmes de ménage. Quant aux toilettes conçues pour les handicapés, elles étaient inaccessibles parce que les portes étaient trop étroites pour une chaise
roulante. On s’arrête là pour ne pas lasser… Bref, encore un chantier exemplaire !